Trophées, conférences et speed-meetings lors de l’université d’été de la e-santé 2019

Publié le 08-07-2019

Du 2 au 4 juillet, la ville de Castres a accueilli la treizième édition de cette grand-messe internationale de l’e-santé. Intelligence artificielle, chatbot, uberisation, les trois journées de conférences ont permis de débattre sur les futurs enjeux de la santé connectée et de récompenser les start-ups les plus ambitieuses.

Avec près de 900 participants venus des quatre coins du globe, l’université d’été de la e-santé, organisée par la technopole Castres-Mazamet, a encore fait le plein. Du 2 au 4 juillet, l’école d’ingénieurs de Castres a accueilli cet évènement international, qui rassemble chaque année chercheurs, industriels, soignants et autres acteurs investis dans l’univers de la santé connectée. L’objectif de ces trois jours de conférences : débattre de l’usage des technologies de l’information et de la communication dans le domaine de la santé et du bien-être.

Pour ce faire, près de 150 intervenants, originaires des cinq continents, ont apporté leur expertise. Parmi lesquels Aaron Massecar, directeur adjoint à l’Université de l’état du Colorado, la ministre de l’Economie Numérique et de la Communication du Bénin Aurélie Adam Soule Zoumarou et la directrice commerciale secteur santé de Microsoft Carole Voirin. Ces personnalités se sont interrogées sur l’utilisation des chatbots, l’arrivée de la 5G en France, les enjeux de cybersécurité autour de nos données médicales ou l’ubérisation des services de l’Etat dans la e-santé. Des sujets de société qui trouvent un écho tout particulier dans le domaine de la santé connectée.

Trophées, e-santé animale et speed-meeting

 Depuis 4 ans, la programmation de l’université d’été promeut la e-santé animale, via une journée spéciale consacrée à l’apport du digital et des nouvelles technologies dans ce secteur. Ont été abordés au cours des conférences, “l’intelligence Artificielle au service de l’expertise du vétérinaire et de sa relation client” ou encore un questionnement sur la manière dont “un système hybride homme-machine pourrait améliorer les pratiques liées au transfert d’embryons bovins produits in vitro”

Comme chaque année, les Trophées de la e-santé ont récompensé les projets favorisant les usages du numérique dans les systèmes de santé, du soin, de l’autonomie et du bien-être. Parmi les 80 candidatures, près d’une quinzaine provenaient d’Europe, d’Amérique du Nord, du Proche-Orient ou d’Afrique. La société montpelliéraine SMICES Surgical a remporté le trophée grâce à son application e-Stella, qui quantifie avec précision la stéatose du foie en vue d’une transplantation.

Le projet Emy de la start-up strasbourgeoise Fizimed, qui permet aux femmes de lutter contre les fuites urinaires grâce à une sonde médicale connectée, a terminé deuxième. Un podium complété par l’entreprise parisienne Tilak Healthcare, créatrice d’un serious game d’aide au suivi des maladies chroniques ophtalmiques. Le Trophée de la e-santé animale a lui aussi couronné une start-up française, PicoxIA, qui met l’intelligence artificielle au service de l’imagerie médicale vétérinaire et souhaite ainsi guider les praticiens dans leurs analyses.

Devant le nombre de participants et à la diversité des profils amenés à se rencontrer et échanger, l’université de la e-santé avait pensé un lieu de rendez-vous intitulé « e-health connection », où les participants ont pu prendre part à des “speed-meetings” de 30 minutes pour parler en face-à-face avec des industriels, professionnels de santé ou financeurs. Et pourquoi pas nouer de nouveaux partenariats ou construire de nouveaux projets ?

Usbek & Rica

Tags : A la une, Les brèves, Santé : Prévenons la fragilité

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