Et si la santé de demain ne se résumait pas à la technologie, à ses objets de mesure et ses capteurs d’anomalies ? Et si, au contraire, nous devions même la sortir de nos vies et nous reconnecter 100% tout entiers à la nature et aux savoirs ancestraux pour aller bien ? Préférer, donc, la conscience à la science et le bon sens aux chiffres. C’est en tout cas une tendance forte qui émerge dans notre société. Loin du tumulte des données en temps réel, un mouvement préconise la lenteur et la présence à soi, de mystérieux pouvoirs agissent sur les corps et une nouvelle forme de culture nous replace à égalité avec l’animal, le végétal et le minéral. [Trois tendances qui nous relient à notre nature]


La slow life : se reconnecter au présent

slow lifeIl faut un mois pour ralentir sensiblement son rythme. Un mois, c’est long, non ? Comment trouver le temps de ralentir dans un monde où tout s’accélère ? Parfois on y arrive lorsque notre santé nous fait défaut, une façon pour notre corps de nous dire : stop ! Burn-out, maladie grave, immobilisation… deviennent alors des stratégies pour nous faire réfléchir au sens de notre vie. On se déconnecte de la technologie à outrance, on se met à l’écoute de notre horloge interne, on se cale au rythme des saisons. On revient à des valeurs plus simples, au plaisir d’être soi, avec les siens, au cœur de la nature. On pratique le tai chi, le yoga, le qi gong, on médite, pour notre bien-être. On préfère la qualité à la quantité. On fait, de la vie en conscience, un art de vivre.


Les médecines douces : à l’écoute du corps et de son énergie
bien-être
Très différentes les unes des autres, les médecines douces ont ce point commun qu’elles n’utilisent ni médicaments ni molécules chimiques pour soigner âme et corps, qui ne font qu’un. Chacune a sa philosophie. Soin par les plantes de la phytothérapie, mal par le mal de l’homéopathie, auto-guérison avec la naturopathie, globalité de l’ostéopathie, conscience harmonieuse de la sophrologie, cinq éléments du shiatsu…, il serait trop long de les énumérer toutes puisqu’on en compte plus de 300 en France, avec un nombre grandissant d’adeptes en quête d’humanité dans les soins prodigués. Même les hôpitaux commencent à en solliciter certaines : l’hypnose pour éviter l’anesthésie générale en chirurgie, l’acupuncture pour lutter contre la douleur.


La permaculture : la culture de la permanence

permacultureComment être en bonne santé dans un monde qui ne l’est pas ? Pollution, biodiversité menacée, agriculture industrielle, inégalités sociales… La permaculture se développe comme réponse active à l’appauvrissement de notre planète dû à la surconsommation. En permaculture, l’humain n’est pas au centre du monde, il fait partie intégrante d’un écosystème qu’il favorise et où chaque être vivant, quel qu’il soit, est en interaction, a sa place et sa fonction. Son habitat et son agriculture s’inspirent de l’écologie naturelle et de la tradition. La nourriture, saine, abondante et diversifiée qui en résulte est partagée équitablement. Dans cette approche durable, la santé humaine se pense au niveau de l’individu, mais aussi de la communauté et des générations futures.

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Le monde change, notre rapport à la nature aussi