Faire soi-même les choses plutôt que les acheter toutes faites, c’est une façon d’être acteur. Etre acteur, c’est agir, être en prise avec le monde, les idées, la matière. Etre acteur, c’est produire du sens, à son niveau. Etre acteur, c’est une nécessité dans notre monde en pleine mutation. Et c’est sans doute pourquoi le mouvement du DIY (Do It Yourself) prend à ce point de l’ampleur. Il fleurit de ses tutos sur le net, notamment, mais il grandit aussi sous une forme plus techno, avec les Makers : un mouvement d’hommes et de femmes, de tous âges, qui se mobilisent face aux problèmes à résoudre et produisent, ensemble, des solutions pour tous. Pionniers dans l’impression 3D, les Makers nous ouvrent les voies de l’âge du faire, où nous produirons nous-mêmes tout ce que nous consommerons.


Le DIY (Do It Yourself) : le « faire soi-même »

do it yourselfSi les images de tricot, de douces décos, de jolis tutos fleurissent sur Internet avec ces trois lettres : DIY, il semblerait que l’éthique du Do It Yourself, moyen autonome d’échapper à la consommation de masse, remonte au mouvement Punk des années 70. Si les Punks préféraient s’auto-produire plutôt que dépendre du bon vouloir des maisons de disques, les gens veulent aujourd’hui réenchanter leur quotidien en retrouvant le plaisir de créer et de personnaliser leurs objets, tout en favorisant leurs économies, voire l’écologie. Loisirs créatifs et recyclage ont à ce point la cote, qu’il devient de plus en plus facile et courant de partager sa passion sur Internet et de s’offrir soi-même un renouveau en y vendant ses créations.


Les Makers : les adeptes du « faire ensemble »

6668559Tout bidouilleur, tout bricoleur peut devenir un Maker. Pour cela, il suffit de rejoindre le mouvement. Un mouvement de partage des idées, des savoirs, des techniques, des outils, bienveillant et optimiste, né en Californie en 2000, et qui devient un véritable mouvement économique. L’idée est de faire ensemble plutôt qu’acheter. Comment ? En échangeant sur Internet et en se réunissant dans des lieux dédiés, type FabLabs (laboratoires de fabrication), où imprimantes 3D et découpeuses laser (pour ne citer qu’elles) permettent de réaliser rapidement des prototypes et de créer de nouveaux produits, à moindre coût. Exit codes secrets et licences commerciales, chaque trouvaille est partagée avec la communauté (l’open source).


L’impression 3D : la prochaine révolution ?

imprimante 3dAccessibles dans les FabLabs et les services d’impression sur Internet ou en magasin, les imprimantes 3D existent aussi au format domestique, et même, de poche. Comment ça marche ? A partir de fichiers numériques (modélisation ou scan 3D), les machines impriment des couches de matières (plastique, céramique, cire, métal…) qu’elles superposent. Ainsi, avec elles, nous allons pouvoir, du nano au macro, tout fabriquer nous-mêmes. Pour la maison, peut-être elle-même imprimée en 3D : nos meubles, objets déco, ustensiles… Pour nous : habits, chaussures, bijoux, objets techno…, et même nos prothèses, nos médicaments et notre alimentation ! Nous pourrons tout fabriquer, à la demande, selon nos idées ou celles des autres. Bienvenue, donc, dans l’âge du faire.

Le monde change, bienvenue dans l’âge du faire