Les assistants virtuels, grâce aux
 progrès effectués en matière de reconnaissance vocale, séduisent toutes les générations et s’insèrent progressivement dans notre quotidien.

La période où les robots parlants suscitaient la risée de la toile semble aujourd’hui loin derrière nous, tant cette technologie a progressé au cours des dernières années. Les assistants virtuels, Siri, Cortana, Google Now et Alexa en tête, sont aujourd’hui capables de répondre à la plupart des requêtes formulées par leurs utilisateurs. Un progrès notamment rendu possible par les avancées en matière de reconnaissance vocale. C’est ce qu’affirmait Tim Tuttle, CEO et créateur de MindMeld, start-up spécialisée dans les technologies vocales, lors de la dernière édition du Virtual Assistant Summit organisée par RE.WORK. « Les machines de reconnaissance vocale ont pour la première fois surpassé les humains en la matière. Les progrès effectués ces trois dernières années ont été supérieurs à ceux des trente dernières années combinées », expliquait-il.

Des baby boomers à la page
Les performances de ces programmes d’intelligence artificielle leur ont permis de gagner l’affection du public. Et ce, en dépit des nombreuses oeuvres de science-fiction dépeignant des robots assistants malveillants, « 2001, l’odyssée de l’espace » en tête. Si les millenials sont naturellement les plus friands (71% des Américains âgés de 18 à 29 ans affirment avoir déjà utilisé cette technologie), les baby boomers ne sont pas en reste. 40% des Américains âgés de 54 ans et plus se sont ainsi déjà servis d’un assistant virtuel. Un quart de ceux-ci affirme en outre converser avec Siri, Cortana ou Google Now de manière quotidienne. Contrairement à leurs cadets, qui rechignent souvent à utiliser la fonction vocale en public, les baby boomers n’hésitent pas non plus à recourir à cette fonction en dehors de leur maison.

Commander une pizza ou un Uber
Mais dans quel but se servent-ils de leurs assistants virtuels ? La commande vocale permet d’abord de gagner du temps en demandant directement au téléphone d’effectuer des tâches de navigation simples. Par exemple, au lieu de taper soi-même son itinéraire sur Google Maps, on peut demander à Siri de calculer le meilleur chemin pour arriver à bon port, en fonction du moyen de transport souhaité (marche, transports en commun, vélo, taxi…). Il est également possible de demander à l’intelligence artificielle d’appeler directement telle personne plutôt que de chercher soi-même. Ou encore de lui demander qui a gagné la rencontre sportive de la veille. Avec le développement des interfaces de programmation, pas une semaine ne se passe sans que ces assistants virtuels accomplissent de nouvelles tâches toujours plus complexes. En 2016, Amazon Echo, l’appareil intégrant l’assistant virtuel Alexa, est ainsi devenu capable de commander une pizza, un Uber, de lancer une playlist spotify ou encore de lire un livre audio.

Prendre soin de ses proches
D’autres assistants virtuels plus spécialisés officient dans le domaine de la santé connectée. Ainsi, les baby boomers soucieux de la santé de leurs parents vieillissants peuvent se tourner vers Sense.ly, un assistant virtuel destiné aux personnes ayant besoin d’une  surveillance quotidienne. Molly, l’assistant virtuel développé par Sense.ly, peut interagir au quotidien avec les personnes âgées.Il leur sert à la fois de partenaire de discussion et d’infirmière virtuelle. Il vérifie leur état de santé en les questionnant, les aide à prendre leur pression artérielle, leur poids, et autres mesures à l’aide d’objets connectés. Et comme rien ne peut remplacer l’expertise d’un docteur, il transmet toutes ces informations à un médecin qui peut ainsi surveiller la personne à distance.

Les assistants virtuels, par commande vocale, ont tout pour séduire les seniors et instaurer une relation homme-machine plus fluide, intuitive et utile.

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Les assistants virtuels parlent aussi aux baby-boomers