La consommation collaborative, s’agit-il d’un truc de jeunes ? Peut-être, mais qui attend les plus âgés à bras ouverts. Jeunes et vieux y sont complémentaires. Entre générations éloignées on peut même se découvrir des intérêts communs et construire, à partir de là, de nouveaux liens. Sur le mode collaboratif toujours. Il peut s’agir de vivre, de travailler ou de voyager ensemble par exemple. Allier l’utile à l’agréable devient alors un choix de vie. Chacun participe, avec ses moyens. Les financements pour monter de nouveaux projets prennent eux aussi de nouvelles formes, ouvertes et solidaires. Chacun devient ainsi acteur du monde qui change, en participant, comme il le souhaite, à des projets créatifs et/ou engagés. Bienvenue dans l’ère du co, une ère pleine de bon sens.


La consommation collaborative : nouveau ciment intergénérationnel ?

consommation collaborativeAux oubliettes la surconsommation ! L’heure est au partage des biens. Des biens qui retrouvent leur première valeur d’usages, optimisés par le prêt, l’échange, la redistribution. Propriétaires (souvent plus âgés) et non-propriétaires (souvent plus jeunes) s’y retrouvent. Economiquement, mais pas seulement. Des liens se tissent, en particulier dans le voisinage. Tel est l’esprit collaboratif, permis par Internet. Entre voisins de tout genre, on se loue une voiture sur Ouicar, Drivy…, on fait les trajets ensemble (le covoiturage) via Blablacar, idVroom… On soutient les producteurs locaux en achetant en direct via les AMAP ou La Ruche qui dit Oui ! Et pour partir sans se ruiner, on échange notre maison sur Knok ou Trocmaison… L’ère du co, un beau programme, non ?

 

Les modes de vie collaboratifs : le retour à la convivialité
hp-main-imgAujourd’hui, ce n’est plus l’âge commun qui nous unit, mais la connivence des désirs et des besoins. Comment et auprès de qui voulez-vous vieillir ? C’est à vous de choisir. Côté habitat, vous pouvez : choisir vos colocataires sur Appartager ; acheter une maison avec vos amis sur Je rêve d’une maison ; ou construire un habitat participatif et intergénérationnel via Habitat Participatif de la Ville de Paris par exemple. Côté travail, retrouvez une nouvelle jeunesse avec le coworking via Copass. Côté voyage, dites adieu au tourisme de masse et partez à la rencontre des locaux partout dans le monde : ils vous guident avec GoodSpot ; vous prêtent leur sofa sur Couchsurfing ; vous invitent à dîner sur Cookening. D’ailleurs, vous pouvez en faire de même, quand cela vous chante !

 

Le crowdfunding : le financement participatif
Pour l’argent comme pour le reste, aujourd’hui tout s’organise en direct, sur le net. De la cagnotte qu’on collecte sur Leetchi, pour le départ en retraite de Jacques, au don de 35€ que l’on fait à Marie sur KissKissBankBank pour développer son prêt-à-porter en bambou (en échange d’un tee-shirt), tout est envisageable. Vous pouvez ainsi choisir de rentrer dans le capital d’une startup au lieu d’investir en bourse sur Lendopolis, ou devenir producteur d’un groupe de rock sur MyMajorCompany, en attendant les royalties. A moins bien sûr que vous vous fassiez vous-même prêter de l’argent sur Prêt d’Union, pour votre projet de maison d’hôtes. Quand chacun met un peu de ce qu’il peut pour le projet de l’autre, nous devenons tous acteurs du changement.

Le monde change, bienvenue dans l’ère du co