Lors du Jam « Vieillir demain », un moment fort de notre immersion dans le futur a été la visite du Cardif Lab’. Le Cardif Lab’ est le laboratoire d’innovation de BNP Paribas Cardif. Les jammers, et notamment les baby-boomers, ont pu y découvrir, et parfois tester, des innovations concrètes pour inventer une façon de vieillir bien différente de ce qu’ils avaient pu imaginer jusque-là. Parmi ces innovations, bien sûr, les robots. Nous avons choisi de leur en présenter deux : Kompaï et Nao, des robots compagnons, qui donnent une dimension nouvelle au lien social.

 

Un robot pour mes vieux jours
KompaïOn ne le dira jamais assez : répondre aux enjeux du vieillissement, c’est aller plus sûrement vers l’innovation. Et s’il est besoin d’une nouvelle preuve, en voici une : c’est auprès des personnes les plus âgées, ou les plus fragiles, que les premiers robots, plus ou moins humanoïdes, font leurs premiers pas dans le quotidien de nos vies. On peut donc vieillir et être précurseur. De quoi changer de regard et donc de perspective. Ainsi, présenter les robots Kompaï et Nao, lors du Jam « Vieillir demain », était une façon pour nous d’insuffler une confiance nouvelle face au vieillissement. La perte d’autonomie est un sujet qui fait particulièrement peur (et provoque souvent le déni quand on vieillit) ; or, savoir qu’on pourra être assisté par un robot toujours présent et jamais dans le jugement, peut considérablement changer les choses. Surtout lorsque l’utilisation de ces robots fera partie des usages courants.

 

Kompaï : l’assistant humanoïde
KompaiKompaï mesure 1,40 m, il pèse 40 kg et offre ses services comme sur un plateau. Kompaï ne rime donc pas avec compagnon pour rien. Robot français, conçu par Robosoft, il est destiné aux personnes dépendantes et les aide à vivre le plus longtemps possible chez elles, en maintenant un lien fort avec l’extérieur. Robot domestique et connecté à Internet, il reconnaît les voix, les visages et certaines émotions. Il interagit avec son entourage en répondant aux demandes qui lui sont faites, ou en rappelant des informations importantes liées à l’agenda ou au médical. En relation avec une plateforme d’assistance, il peut d’ailleurs alerter en cas d’anomalie qu’il aurait détectée, ou d’accident. Véritable support, il peut même aider les personnes à se lever et à se déplacer. De quoi, réellement, être plus serein quant à une éventuelle dépendance future. D’autant qu’un robot comme Kompaï nous rapproche aussi de nos proches, en permanence, via ses outils de communication, comme la vidéo.

 

Nao : le plus mignon du Cardif Lab’
S’il est une innovation face à laquelle on ne peut rester insensibles au Cardif Lab’, c’est bien Nao. Avec son regard curieux et bienveillant, sa voix de gentil robot et son petit corps de 58 cm tout articulé, Nao (illustration à la Une) sait immédiatement rentrer en communication avec nous. Il vient nous chercher, nous, êtres humains, en adaptant son comportement à nos personnalités et à nos humeurs qu’il sait décrypter. Développé par la start-up française Aldebaran Robotics, Nao a plus d’un tour dans sa programmation : il peut nous tenir compagnie, jouer avec nous, nous apprendre des choses, être notre garde-malade… Et parce que les robots, dont on craint parfois qu’ils nous dépassent un jour et nous gouvernent, seront en fait tels que nous les aurons conçus, Nao est développé en relation étroite avec des professionnels des sciences humaines, la technologie se substituant ainsi au bien-fondé du lien social.

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Immersion avec des robots compagnons