Une nouvelle étude Credoc/Fondation de France sur l’isolement des Français, publiée ce 5 décembre, confirme l’importance du sentiment de solitude des Français. L’avancée en âge, le chômage et la pauvreté sont des facteurs aggravants de l’isolement, qui touche de plus en plus de personnes (1 million de plus qu’en 2010).

En 2016, 5 millions de personnes de plus de 15 ans ne rencontrent et passent du temps que très rarement avec d’autres, selon cette enquête. Par ailleurs, seulement 22 % de ces personnes n’ont de liens réguliers que dans un seul réseau de sociabilité identifié (familial, professionnel, amical, affinitaire ou de voisinage).

Au total, 26% des personnes interrogées se sentes exclues, abandonnées ou inutiles.
L’avancée en âge est un facteur aggravant de cet isolement : si l’enquête, effectuée en ligne, ne permet pas de donner des chiffres au-delà de 70 ans, le taux d’isolement augmente régulièrement avec l’âge : 7% de personnes isolées chez les 15-25 ans, 11% chez les 25-39 ans et 12% de 39 à 69 ans. La précédente enquête en 2014 avançait, elle, le chiffre d’une personne de plus de 75 ans isolée sur 4.

1/3 des bénévoles ont plus de 65 ans en France

Pour lutter contre le sentiment d’isolement et d’exclusion, le bénévolat apparaît comme le moyen idéal de la solidarité. En cette journée mondiale du bénévolat, Pascale Boistard, secrétaire d’Etat chargée des personnes âgées et de l’autonomie, rappelait que la France compte 12,7 millions de bénévoles dans une association. A l’approche des fêtes de fin d’année, c’est par ailleurs le temps de la mobilisation pour les associations spécialisées, comme Monalisa ou Les petits frères des pauvres, qui proposent d’accompagner des personnes isolées au moment des réveillons de Noël et du Nouvel an.

Le bénévolat est aussi important parce qu’il est un espace privilégié pour les seniors qui souhaitent poursuivre une activité. 1/3 des bénévoles ont en effet plus de 65 ans, et 1 dirigeant d’association sur 2 est retraité.

Le bénévolat contre l’isolement