À l’occasion du CES 2017, plusieurs start-up et entreprises technologiques ont présenté des prototypes de robots de maison. C’est le cas de la française Yumii ou encore de l’américaine Mayfield Robotics.

L’heure de « l’intelligence forte », celle qui aurait conscience d’elle-même et qui pourrait potentiellement représenter un danger pour l’homme, n’est pas encore près d’arriver. C’est en tout cas ce qu’a expliqué Laurent Alexandre lors d’une table ronde sur l’intelligence artificielle organisée au Sénat le 19 janvier dernier.

Nous sommes donc aujourd’hui encore loin des fictions à l’image de Westworld où hommes et androïdes cohabitent avec plus ou moins d’harmonie.
Pourtant, la robotique et l’intelligence artificielle progressent. Et bientôt de petits robots-assistants, pour le moins sympathiques, pourraient être en passe de s’intégrer dans nos maisons. La Fédération Internationale de Robotique prédit ainsi la vente de plus de 35 millions de robots de service à usage domestique dans le monde entier d’ici 2018. À l’occasion du CES 2017 de Las Vegas, grand-messe des innovations dans le domaine de l’électronique grand public, les robots de maison ont d’ailleurs été célébrés, qu’il s’agisse de robots spécialisés dans l’accomplissement de quelques tâches ou de véritables compagnons de vie.

 

LG

À gauche, le robot nettoyeur de LG. À droite, le robot projecteur de Panasonic (Crédits photos : Supplied)

 

Des robots spécialisés…
Certaines entreprises présentes lors de cette 50e édition ont choisi de programmer des robots pour les rendre aptes à réaliser une série de fonctionnalités bien précises : passer l’aspirateur ou tondre la pelouse comme le robot de LG ou encore projeter des films comme celui de Panasonic.
D’autres ont pris le parti de développer des robots à destination de certaines populations. C’est le cas de Yumii, jeune pousse française. Son robot, baptisé Cutii, se veut l’assistant des seniors à domicile. D’abord pensé comme un médium par l’intermédiaire duquel les individus peuvent échanger avec leur médecin, leurs aidants et leur famille, il peut également effectuer des recherches dont il montrera le résultat par l’intermédiaire de son écran et organiser le calendrier de son propriétaire. Cutii se commande par la voix et a la capacité de reconnaître des visages, ce qui facilite sa prise en main.

Buddy, inventé par la start-up française Blue Frog Robotics, se présente quant à lui comme un robot pour la famille, collaboratif. Sa plateforme est en effet ouverte aux développeurs et donc sujette à accueillir de nouvelles applications. En plus de surveiller la maison et de faciliter le contact avec ses proches par le biais d’appels vidéos, Buddy pourrait ainsi permettre de rappeler la prise de médicaments, aider à  la détection rapide de chute et permettre des appels d’urgence.


… aux compagnons de vie
Au-delà des usages ou cibles spécifiques, une nouvelle génération de robots dignes de Wall-E émerge. Kuri, progéniture de la jeune pousse américaine Mayfield Robotics, a particulièrement retenu notre attention. Haut de 50 cm, Kuri est doté de mimiques et de bruits qui le rendent aussi humain qu’attachant. Ceci relève d’une volonté de ses créateurs qui ont collaboré avec d’anciens dessinateurs de Pixar pour peaufiner le design et la personnalité de leur robot. Non sans humour, Kuri suit à la trace les occupants de la maison. Pourvu de capteurs, caméras et microphones, il peut prendre des photos et enregistrer des vidéos, transmettre des messages entre les différents occupants de l’habitat. Bien plus qu’un Amazon Alexa monté sur trois roues, il devient une présence, un compagnon à qui l’on s’adresse en langage naturel.

Pauline Canteneur,
Analyste de L’Atelier BNP Paribas à San Francisco / @atelier_us

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Le CES 2017 marque l’avènement des robots de maison